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<title>A REBOURS - tv_radio_presse_ecrite</title>
<description>abrégé kulturel</description>
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<lastBuildDate>Tue, 02 Mar 2010 20:42:43 +0100</lastBuildDate>
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<title>Identité ?</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/12/21/identite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Fri, 25 Dec 2009 20:22:37 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/1955972572.jpg&quot; id=&quot;media-434532&quot; alt=&quot;delacroix_liberte.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-434532&quot; /&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}  --&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Alors qu’on ne cesse de nous parler &quot;d’identité nationale&quot;, je ne peux m’empêcher de livrer quelques réflexions sur cette question ô combien controversée, assurément mise au goût du jour pour des raisons bassement politiciennes. A la limite mieux vaudrait ne rien dire, ne même pas en parler, tant le débat est mal posé et me paraît même vain, toutefois si 2 ou 3 observations peuvent dégonfler quelques baudruches et décentrer le débat, alors pourquoi pas…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout d’abord, j’aimerais parler de &quot;l’identité&quot; en général, rapportée à l’individu et absolument pas à une nation. Je ne suis ni philosophe ni psychiatre, il me semble malgré tout que ce rapport à l’identité est, en quelque sorte, le fondement même de l’être. En effet sans conscience d’une identité (couplée au rapport au temps et à la mémoire), peut-être ne serions-nous même pas hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela étant dit, et dès l’abord, cette notion d’identité à l’échelle individuelle semble hautement problématique. A des niveaux tels que je ne suis pas certain qu’on puisse apporter la moindre réponse définitive. En effet rien de plus évident que d’affirmer que nous avons, chacun, une personnalité propre. Celle-ci est issue de tas de facteurs&amp;nbsp;: les parents dont nous sommes issus, leur patrimoine à la fois génétique, social, culturel et éducatif, les circonstances particulières que nous avons traversées tout au long de notre vie, nos croyances, nos certitudes et incertitudes, les rencontres (amicales, amoureuses, intellectuelles, professionnelles…) qui ont contribué à nous façonner voire nous modeler, etc. Tout cela, en quelque sorte, constituerait notre identité. Mais comment la saisir, comment la résumer, a-t-elle une essence saisissable, peut-on in fine la réduire à quelque chose&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Rien n’est moins sûr… A la limite, et encore, sans doute saisir l’identité d’un être humain ne pourrait se faire qu’après sa mort, lorsque sa trajectoire serait totalement achevée, puisque jusqu’à ce moment-là, la vie étant une évolution perpétuelle, rien ne sera figé et fixé une fois pour toutes, tout pourra encore changer, être réorienté. Tant il est vrai que chaque acte, chaque engagement nouveau, est susceptible de modifier la perception que l’on a soi-même, et qu’ont les autres, de notre identité. Vouloir la fixer, la réduire, que l’on ait 20 ans ou 70 ans, tout cela a donc quelque chose d’un peu absurde et contraire au sens commun.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;On a par ailleurs souvent tendance à entendre parler de &quot;moi profond&quot;, un peu comme s’il allait y avoir une schizophrénie latente en chacun de nous qui distinguerait le &quot;vrai moi&quot;, le moi intime, que l’on serait seul à saisir, et l’autre moi, le moi &quot;au rabais&quot;, le moi social qui ne serait qu’une représentation que les autres ont de moi, forcément orientée, biaisée, tronquée. Il n’a sans doute pas été le premier, mais &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/08/clement-rosset.html&quot;&gt;Clément Rosset&lt;/a&gt; notamment a dénoncé cette illusion romantique dans un essai sur l’identité intitulé &lt;i&gt;Loin de moi&lt;/i&gt; : de façon paradoxale et provocatrice, comme à son habitude, Rosset concluait que seul le moi social existe et même, histoire d’en rajouter une couche, que &lt;i&gt;&quot;moins on se connaît, mieux on se porte&quot;&lt;/i&gt; ! Rappelons du reste, à ce point du raisonnement, qu’on désigne souvent un individu par le terme de personne. Or &lt;i&gt;persona&lt;/i&gt;, en latin, c’est… le masque&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;On n’est pas obligé de reprendre à son compte la thèse de Rosset, néanmoins force est de constater que les différents troubles psychiatriques, les dépressions qui affectent les individus ou, pour parler de cas moins dramatiques, du besoin de beaucoup de consulter un psy pour faire une analyse, ou simplement d’écrire son autobiographie, sont autant d’éléments révélateurs qui disent que l’identité ne va pas de soi. Si tel était le cas, nous n’aurions pas besoin de nous interroger sur ce qui va et ce qui ne va pas dans notre vie, sur nos erreurs, nos regrets, nos doutes, nos angoisses… La réalité c’est qu’il est bien difficile de se cerner, de même qu’il est très difficile de cerner les autres, au point qu’on peut parfois en déduire que les autres et que nous-même, sommes une énigme à nos yeux&amp;nbsp;! Et ce ne sont pas les slogans publicitaires contemporains, tous gonflés de &quot;soyez vous-même&quot; ou &quot;n’écoutez que vous&quot; (voir par exemple &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/02/03/gilles-lipovetsky-le-bonheur-paradoxal.html&quot;&gt;Gilles Lipovetsky&lt;/a&gt;), qui y changeront quelque chose&amp;nbsp;: au contraire, cette tyrannie &quot;d’être soi&quot; pour l’individu contemporain (le sociologue Alain Ehrenberg avait d’ailleurs publié, voici quelques années, un passionnant essai intitulé &lt;i&gt;La fatigue d’être soi&lt;/i&gt;) est bien souvent une source de frustration supplémentaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Lorsque quelque chose d’aussi &quot;simple&quot; qu’un individu est déjà soumis à tant d’incertitudes sur la question de l’identité, on ne peut que se prendre à rêver de ce qu’implique, à l’échelle d’une nation entière, ce concept flou&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Bien entendu la tentation a toujours été grande, notamment au XXe siècle, de dresser des parallélismes entre identité individuelle et identité collective (généralement celle d’une nation, puisque pour le moment c’est toujours dans ce cadre de référence que le citoyen évolue – malgré la mondialisation et la balkanisation qui sont les deux faces contemporaines d’une autre médaille).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sont sans aucun doute les romanciers qui, avec le plus de talent et de réussite, ont exploré ces relations et ces liens très ambigus entre histoire (et donc identité) individuelle et histoire (et donc identité) collective. Pensons à l’œuvre du romancier &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/06/01/milan-kundera-une-rencontre.html&quot;&gt;Milan Kundera&lt;/a&gt; par exemple, particulièrement emblématique, même si je vais plutôt, pour illustrer mon propos, évoquer celle, non moins magnifique, de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/03/22/kazuo-ishiguro.html&quot;&gt;Kazuo Ishiguro&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans son roman le plus célèbre, &lt;i&gt;Les vestiges du jour&lt;/i&gt;, Ishiguro met en scène un narrateur qui parle de lui à la première personne, un majordome dénommé Stevens qui fut autrefois au service de Lord Darlington, un grand aristocrate anglais. Stevens, au soir de sa vie, contemple son passé, lequel croise le passé de son maître et, plus largement, le passé britannique&amp;nbsp;: plus particulièrement la période coloniale puis la deuxième guerre mondiale (et la tentation du fascisme pour une partie de l’aristocratie), enfin la période &quot;post-coloniale&quot; qui s’achève précisément à l’époque où se déroule le roman, à savoir 1956 (l’expédition de Suez, dont il n’est au demeurant jamais question dans le fil du récit).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La force d’Ishiguro est de faire flotter l’identité de son narrateur mais, avec elle, la prétendue identité de la Grande-Bretagne. En effet, durant sa méditation, Stevens s’interroge sur de grands concepts comme la &quot;grandeur&quot; ou la &quot;dignité&quot;, se demandant ce qu’ils peuvent avoir de particulièrement britannique. Mais la question est plus facile à poser que les réponses à venir… D’ailleurs la grandeur est-elle proprement britannique&amp;nbsp;? De Gaulle par exemple n’a-t-il pas 1000 fois employé ce terme pour parler de la France&amp;nbsp;? Quant à la dignité, est-ce une vertu purement britannique&amp;nbsp;? Ishiguro, d’origine japonaise, est bien placé pour savoir qu’il n’en est rien&amp;nbsp;! Bref plus on tente de s’approcher d’une définition, de la réduire à sa plus simple expression, plus celle-ci nous glisse entre les doigts tel le sable… Mieux encore, Ishiguro nous dépeint une nation avec ses fiertés mais aussi ses échecs, ses zones d’ombres, voire ses hontes. La France de la collaboration ou de la guerre d’Algérie en sait aussi quelque chose&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Au final, quand on se pose des questions comme &quot;quelle est mon identité&quot; ou &quot;quelle est l’identité de la France&amp;nbsp;?&quot;, que reste-t-il de réellement opératoire sinon des tautologies à la limite du ridicule du genre &quot;moi c’est moi&quot; ou &quot;la France c’est la France&quot; ? Nous voici donc en présence de l’aporie sur le débat autour de &quot;l’identité nationale&quot;. Mis à part sombrer dans des tautologies ou, pire encore, des poncifs (nous aimons le vin, le fromage, nous sommes frondeurs, et même sur ces sujets-là il sera facile de voir que nous ne sommes pas les seuls), que peut-il sortir d’un pareil débat&amp;nbsp;? Probablement pas grand-chose… Mieux vaudrait, en fait, lire quelques bons ouvrages historiques et sociologiques qui, seuls, sont capables de nous donner un éclairage vraiment intéressant et nuancé sur la nation française, sa grandeur mais aussi ses périodes et aspects troubles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela étant dit n’oublions pas que, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/01/30/paroles-d-historiens.html&quot;&gt;comme je le montrais récemment&lt;/a&gt;, l’histoire elle-même est traversée de débats et de courants distincts, parfois contradictoires, et que l’une des principales qualités de l’historien, même s’il doit tâcher d’atteindre l’objectivité voire la vérité, est précisément de douter…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Vampires : une nouvelle mode ?</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/11/20/vampires-une-nouvelle-mode.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 10:50:11 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/02/1306790074.jpg&quot; id=&quot;media-423825&quot; alt=&quot;vampire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-423825&quot; /&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Depuis quelques semaines, de nombreux journaux et magazines titrent sur la &quot;mode&quot; du vampire et du vampirisme. A la faveur, évidemment, de la déferlante &lt;i&gt;Twilight&lt;/i&gt; sur les écrans de cinéma (adapté des romans de Stephanie Meyer).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;A lire ces différents articles, on aurait presque l’impression que la figure du vampire vient tout juste de sortir. Que ce type d’approximations puisse être entretenu par des périodiques aussi peu sérieux que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/05/18/cosmo-c-est-bon-d-etre-une-fille.html&quot;&gt;Cosmo&lt;/a&gt;, passe encore. Mais qu’il aille jusqu’à s’insinuer dans le &lt;i&gt;Monde Magazine&lt;/i&gt;, ça me laisse davantage dubitatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;En fait, il suffirait pour être vaguement honnête de dire qu’une nouvelle vague de &quot;mode&quot; autour de cette figure mythique (au moins depuis Bram Stocker et son &lt;i&gt;Dracula&lt;/i&gt;) qu’est le vampire déferle certes actuellement. Mais que cette vague, d’un certain point de vue, n’a jamais vraiment cessé depuis de nombreuses années. Il n’y aurait pas besoin de remonter aux calendes grecques pour le prouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Il suffirait, si l’on parlait cinéma, de mentionner le &lt;i&gt;Dracula&lt;/i&gt; de Francis Ford Coppola (1992), &lt;i&gt;Entretien avec un vampire&lt;/i&gt; de Neil Jordan (1994, adapté de l’un des nombreux best-sellers consacrés aux vampires de la romancière Anne Rice -- celui-ci en particulier datant de 1976), ou, dans le genre navet, &lt;i&gt;Underworld&lt;/i&gt; de Len Wiseman (2003).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Il suffirait, si l’on parlait séries télés, de mentionner &lt;i&gt;Buffy contre les vampires&lt;/i&gt; (1997-2003) et son spin-off &lt;i&gt;Angel&lt;/i&gt; (1999-2004), tous deux créés par Joss Whedon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Il suffirait, si l’on parlait mangas, de mentionner le film d’animation &lt;i&gt;Vampire Hunter D.&lt;/i&gt; du génial Yoshiaki Kawajiri (2000) ou bien encore l’&lt;i&gt;anime&lt;/i&gt; novateur &lt;i&gt;Blood&amp;nbsp;: The Last Vampire&lt;/i&gt; de Hiroyuki Kitakubo (2000, ayant donné lieu à de nombreux produits dérivés dont un film &lt;i&gt;live&lt;/i&gt; de Chris Nahon en 2007).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Bref, ces quelques références faciles pourraient être, j’en suis sûr, complétées à l’infini. Montrant par là même, à peu de frais, que titrer sur une &quot;déferlante&quot; et un &quot;tout nouveau phénomène&quot; a quelque chose de quand même très largement exagéré, voire de carrément mensonger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;On se pose alors la question&amp;nbsp;: pourquoi faire de tels raccourcis et se priver, systématiquement, de remettre un minimum en perspective tout phénomène de mode&amp;nbsp;? Parce qu’on n’a pas envie de se donner cette peine (ça demanderait en effet quelques minutes de recherche)&amp;nbsp;? Parce qu’on souhaite toujours tout présenter sous un jour absolument nouveau et comme si rien auparavant n’avait jamais existé (c’est plus vendeur et moins prise de tête, ça conforte le lecteur sur sa singularité et son originalité profondes)&amp;nbsp;? Parce qu’il n’est de toute façon pas dans la nature du journalisme d’éclairer le présent à la lumière du passé et, plus largement, de rechercher un minimum d’objectivité&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Une question qui n'appelle évidemment aucune réponse ! Mais qu'il s'agisse du vampirisme ou de tas d'autres sujets au quotidien, force est de constater que rien n'est fait dans les médias écrits (je ne parle même pas des médias télé) pour rendre le lecteur moins con.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Lire : hors-série Marcel Proust</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/05/21/lire-hors-serie-marcel-proust.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Thu, 21 May 2009 18:23:28 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/02/1018473223.jpg&quot; id=&quot;media-359243&quot; alt=&quot;hs_proust_lire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Sait-on tout de Proust&amp;nbsp;? Lorsqu’on est proustolâtre probablement, cela dit lorsqu’on en a, comme moi, une bonne connaissance mais sans être non plus un spécialiste, il reste encore quelques petites choses à apprendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Rien que pour ça, il est utile d’acheter le &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt; hors-série qui lui est consacré. J’ignorais, par exemple, que les éditions Thélème ont édité, en CD, l’intégralité de la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; ! Soit 111 CD et 140 heures d’écoute, avec les voix de Dussolier, Lonsdale, Lambert Wilson, etc. Il faut être un peu fou mais bon, pourquoi pas…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Beaucoup moins anecdotique&amp;nbsp;: Jean-Yves Tadié, le grand spécialiste français de Proust, accorde une longue interview à &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt;. Parmi les idées reçues, l’une des plus tenaces concernant Proust est celle-ci&amp;nbsp;: &quot;Proust fait des phrases longues et compliquées.&quot; Preuves à l’appui, Tadié démonte ce cliché&amp;nbsp;: parmi les mots qui reviennent le plus souvent dans la Recherche, &lt;i&gt;&quot;on trouve ‘temps’, on trouve ‘amour’ et le troisième serait ‘maman’ ou ‘mort’. ‘Temps’, c’est le dernier mot du&lt;/i&gt; Temps retrouvé&lt;i&gt;, il est partout. Proust emploie des mots très simples. (…) Un tiers des phrases de Proust sont longues. Un tiers seulement. Mais elles font impression. Un tiers en revanche sont très courtes.&quot;&lt;/i&gt; Cette analyse, qui tord le cou aux discours en vigueur, est confirmée par Jean Montenot dans un autre article&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;la phrase proustienne n’est en moyenne pas plus longue que celle de Rousseau.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Toujours dans la même interview, Jean-Yves Tadié fait remarquer qu’il n’y a &lt;i&gt;&quot;pas de prix, pas de dates, pas de chiffres&quot;&lt;/i&gt; dans la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt;. Sans doute parce qu’il ne voulait pas rendre ses textes trop périssables mais surtout, selon Tadié, parce que Proust avait une mémoire qu’il a comparée à celle de Mozart&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;il retient tout ce qu’il a vu, tout ce qu’il a senti et tout ce qu’il a écrit. Et il sait où cela se trouve.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Mais le clou de l’interview, même s’il s’agit là d’une anecdote biographique qui n’apporte rien à l’œuvre elle-même, et que donc en tant que tel ça ne sert strictement à rien de le savoir, c’est lorsque Tadié est interrogé sur cette scène avec des rats dans une maison de passe (scène qu’il relate dans la biographie qu’il a consacrée à Proust)&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;Lorsqu’il n’arrivait pas à jouir, [Proust] décidait de le faire non pas avec quelqu’un mais en regardant un jeune homme se masturber. Et il faisait apporter une cage avec des rats, qu’il faisait percer avec des épingles à chapeau…&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Ainsi la vue des rats percés excitait-elle l’écrivain&amp;nbsp;! &lt;i&gt;&quot;C’est une perversion de dernier recours&lt;/i&gt;, ajoute Tadié, &lt;i&gt;qui n’apparaît pas dans la jeunesse de Proust mais au contraire dans la période de grande faiblesse sexuelle qui caractérise la fin de sa vie. On peut dire que cela lui permettait de triompher d’une angoisse.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Dans un autre article de ce hors-série, Marc Riglet rappelle que la guerre de 14-18 a été un élément déterminant pour la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&quot;D’abord, elle fournit la circonstance du changement d’éditeur. Gide étant revenu de sa bévue initiale, la perspective s’offre à Marcel Proust d’être édité, comme il le souhaitait, par la NRF. Grasset, malade, renonce élégamment à ses droits. Surtout, dès que Proust prend le parti de ne rien publier tant que la guerre durera, il met à profit ces quatre ans pour développer son œuvre. La&lt;/i&gt; Recherche&lt;i&gt;, telle que nous la lisons, compte 1 240 000 mots. C’est le triple de ce que nous aurions lu si, comme il était prévu, la suite et la fin du cycle étaient parues… en octobre 1914&amp;nbsp;!&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Autre anecdote extrêmement intéressante&amp;nbsp;: c’est l’Université d’Urbana-Champaign, au fin fond de l’Illinois, qui détient la plus vaste collection au monde de lettres de Marcel Proust. 1 100 lettres originales environ, ainsi que les copies de 5 000 lettres écrites ou reçues par Proust.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Ces trésors se trouvent dans la bibliothèque principale de l’Université, riche de 12 millions de volumes&amp;nbsp;! En même temps, elle peut se le permettre avec un budget annuel de 1,5 milliard de dollars pour étoffer sa collection de livres et de manuscrits rares. (Et après on voudrait comparer les bibliothèques françaises et américaines&amp;nbsp;!)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Bref pourquoi les lettres de Proust sont-elles paumées en plein cœur de l’Illinois&amp;nbsp;? C’est en fait grâce à la passion d’un homme de lettres américain,&amp;nbsp;mort en 1992, Philip Kolb. Après sa thèse soutenue à Chicago, Kolb débarque en 1945 dans cette Université du Midwest. Il ne compte évidemment pas s’éterniser mais, comme l’explique l’article, &lt;i&gt;&quot;il est resté. A cause de la bibliothèque, cette Alexandrie du Midwest conçue pour attirer et maintenir à Urbana les meilleurs universitaires d’Amérique.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Suite à cela, Kolb va étudier toutes ces lettres et se livrer à un véritable travail d’investigation (puisque Proust, graphomane, écrivait des milliers de lettres et surtout ne les datait jamais&amp;nbsp;!) pour établir une édition de sa correspondance. &lt;i&gt;&quot;La qualité d’un papier pouvait indiquer la décennie ou l’année. La mention d’un dîner dans une lettre exigeait le plus souvent de visionner pendant des jours les pages mondaines de la presse parisienne de l’époque (…) Si Proust se plaignait du temps, on exhumait des bulletins météo vieux d’un siècle pour resserrer l’éventail des dates possibles.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Ah, heureusement que des gens sont suffisamment fous et névrosés pour consacrer toute leur vie à un travail aussi minutieux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lang-ru-latn&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Merci, donc, à ce hors-série de &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt; : autant d’éléments, et bien d’autres encore, qui enrichissent la connaissance de l’homme et de l’œuvre. Mais qui, bien entendu, ne remplacent en aucune façon la lecture de la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt;, d’autant que, pour ma part, je trouve que ce hors-série fait la part trop belle aux éléments biographiques et pas suffisamment à l’œuvre elle-même et ses qualités remarquables&amp;nbsp;! Enfin bon, toujours est-il que désormais, l’excuse consistant à dire que &quot;c’est long et compliqué&quot; ne tient plus&amp;nbsp;!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Manuel Valls ou la lucidité ?</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/04/13/manuel-valls-ou-la-lucidite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 16:02:17 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/02/1910063169.jpg&quot; id=&quot;media-343059&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;manuel_valls.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 12 avril 2009, on pouvait lire &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/11/manuel-valls-le-parti-socialiste-doit-etre-incarne-par-une-nouvelle-generation_1179606_0.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un entretien très intéressant&lt;/a&gt; de Manuel Valls.&lt;br /&gt;Il m’a semblé que Valls était assez lucide, peu langue de bois, bref qu’il se risquait, une fois n’est pas coutume, à un exercice qu’on ne voit plus beaucoup chez les hommes (et femmes) politiques ces derniers temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, quelques réflexions intéressantes sur le PS et la tentation de l’extrême-gauche : &lt;em&gt;&quot;La plupart des socialistes sont aujourd'hui décomplexés à l'égard du marxisme. Mais le PS compte encore des responsables et des militants, sans doute sincères, qui restent hantés par les Spectres de Marx : conception binaire de la société, vision violente de l'Histoire... D'où ce goût commun pour les grandes fresques avec l'extrême gauche : la crise économique devrait dégénérer nécessairement en crise sociale avant d'aboutir à la crise politique...&lt;br /&gt;Pour ma part, je me suis toujours méfié du lyrisme politique et des visions totalisantes. L'Histoire nous apprend que la crise engendre plutôt le repli sur soi et le populisme.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, une analyse qui me paraît plutôt juste de l’antisarkozysme comme fond de commerce et réflexe bien pratique quand on n’a pas (peu) d’idées : &lt;em&gt;&quot;[La gauche] a provisoirement perdu une partie de son hégémonie culturelle faute d'avoir bien appréhendé les grands bouleversements du monde depuis trente ans : effondrement du bloc soviétique, globalisation économique, crise de l'Etat-providence...&lt;br /&gt;L'antisarkozysme forcené voudrait masquer ce déficit idéologique, mais il provoque en réalité un double effet pervers. Il grandit le personnage en le mettant au centre de chaque débat : Sarkozy devient celui qui ose tout, conformément à ce qu'il recherche. Et, surtout, il affaiblit la crédibilité de la gauche en l'obligeant à l'outrance : elle devient celle qui craint tout.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple pertinent donné par Manuel Valls pour illustrer le manque de responsabilité du PS : &lt;em&gt;&quot;Sur la réforme des collectivités locales, par exemple, la gauche n'est pas obligée de tomber dans tous les pièges qu'on lui tend. En rejetant par principe les propositions d’Edouard Balladur, le PS tourne le dos à sa vocation décentralisatrice et donne le sentiment de vouloir protéger une organisation territoriale devenue illisible.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, avant même qu’on lui pose la question, Valls évoque François Bayrou à propos des classes moyennes : &lt;em&gt;&quot;[Il] a eu raison de pointer leur désarroi : poids de la fiscalité, crainte de l'avenir, crise de l'école. Il faudra donc une &quot;révolution&quot; fiscale qui tienne compte de la pression qu'elles subissent.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’on lui demande si François Bayrou est un concurrent sérieux pour 2012, ici encore Valls ne se la joue pas fanfaron ou méprisant, il prend acte en répondant : &lt;em&gt;&quot;Oui, si le PS ne parvient pas à se réformer. A cet égard, l'organisation de &quot;primaires&quot; ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner notre candidat en 2012 est peut-être la dernière chance pour le sauver et l'aider à renouer le lien avec les Français.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manuel Valls, sur ce coup-là, sera probablement très mal reçu par les caciques de son parti. Et pourtant, il y a dans son analyse beaucoup de choses justes, nuancées, pondérées, qui à coup sûr rompent avec l’anathème et la critiques faciles auquel son camp nous a depuis trop longtemps habitués. &lt;br /&gt;Je me dis que si nos politiques pouvaient plus souvent parler ainsi, peut-être qu’on pourrait avancer un petit peu… 
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<title>&quot;Nous sommes tous responsables&quot;</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 11:04:45 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/02/271804750.jpg&quot; id=&quot;media-339786&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;addition.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Dans son émission &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Répliques&lt;/a&gt; du 21 février 2009, &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/06/08/alain-finkielkraut-nous-autres-modernes.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Alain Finkielkraut&lt;/a&gt; citait un extrait d'un texte publié en annexe du livre &lt;em&gt;Ceux qui ne dormaient pas&lt;/em&gt;, de Jacqueline Mesnil-Amar (1909-1987, victime de persécution pour son judaïsme lors de la deuxième guerre mondiale), un texte intitulé &quot;Nous sommes tous responsables&quot; et daté du 15 novembre 1944.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteure s'interrogeait sur la conscience du monde civilisé et s'exprimait en ces termes : &lt;em&gt;&quot;Peut-être ne faut-il pas toujours mettre cette conscience sur le compte des autres, des entités, du Général de Gaulle, (…) des armées alliées, du président Roosevelt, c'est trop facile. La conscience du monde civilisé c'est aussi très humble, c'est la nôtre, c'est la vôtre, c'est la mienne. Nous sommes tous responsables, les hommes sont responsables les uns des autres, l'histoire est faite d'un enchaînement infini de tout un réseau de responsabilités.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoique prononcée en des circonstances évidemment exceptionnelles et dramatiques, il me semble que cette phrase devrait retentir avec force dans le contexte actuel. Elle est en effet d'une puissance politique et sociale qui n'a rien perdu de son actualité, alors même que depuis de nombreuses années l'individualisme démocratique mâtiné d'irresponsabilité généralisée menace de grignoter, pas à pas, lentement mais sûrement, toute notion d'intérêt général et de bien commun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers mois, aussi bien dans le contexte national (la France et les réformes) qu'international (la crise financière), chacun comprend bien que le simple citoyen de bonne volonté se retrouve complètement piégé entre deux manichéismes : &lt;br /&gt;-- d'un côté, le syndrome du &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/11/08/reforme-des-universites-le-syndrome-catch-22.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;catch 22&quot;&lt;/a&gt; dont j'avais parlé en novembre 2007 au sujet de la réforme des Universités (d'ailleurs les manifs sur cette question, qui avaient cessé pendant plusieurs mois, ont repris avec force depuis déjà de nombreuses semaines) mais qu'on aurait tout aussi bien pu appliquer à n'importe quelle autre réforme. Grosso modo chaque corporation, chaque petit morceau social représentant un métier ou un groupe d'intérêt, ne voit pas plus loin que le bout de son nez et ne cherche plus à préserver un intérêt général un peu plus élevé, un modèle politique et/ou social qui profite un peu à tous, et se contente de demander ou de défendre toujours plus dans tous les sens. &lt;br /&gt;-- d'un autre côté, un pouvoir qui fait des choix éminemment contestables à un instant T (le fameux &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/06/14/c-est-beau-l-%C3%A9conomie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;pack fiscal&quot;&lt;/a&gt;) et qui ne semble absolument pas en mesure, qu'il pleuve, qu'il vente, que la crise financière soit passée par là, d'éventuellement se remettre en question, ne serait-ce qu'en tentant &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/07/29/mettre-en-oeuvre-une-reforme-en-france.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une réelle évaluation&lt;/a&gt; des mesures mises en œuvre pour voir si oui ou non elles ont un effet positif ou négatif et en tirer les conséquences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire ? Peut-être précisément méditer cette belle phrase résumée par la maxime &quot;Nous sommes tous responsables&quot; et nous consoler de la médiocrité politique ambiante en comprenant que c'est nous tous, chacun dans notre coin, qui contribuons à cette médiocrité et qu'il ne devrait théoriquement tenir qu'à nous, chacun ajouté l'un à l'autre, d'y remédier. Après tout, la société est-elle autre chose que l'agencement des individualités qui la composent ? &lt;br /&gt;N'est-il pas trop facile de vouloir toujours s'en remettre à des gens que certes nous élisons mais qui ne peuvent pas tout ? N'est-il pas trop facile de donner toujours la faute aux autres et jamais à soi un petit peu ? N'est-il pas trop facile de rêver à un monde parfait, &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/08/31/nouveau-parti-anticapitaliste-le-mythe-de-l-ailleurs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;toujours autre&lt;/a&gt;, par définition inatteignable, pour s'exempter de nos responsabilités concrètes ici et maintenant ? 
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<title>&quot;Parce qu'il m'aime bien&quot;</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/02/17/parce-qu-il-m-aime-bien.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 20:52:21 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/00/875998957.jpg&quot; id=&quot;media-320100&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;laborde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Je ne sais pas si cela a été repris par certains médias, j'avoue que ce n'est pas non plus quelque chose qui me surprend outre mesure, mais bon j'ai trouvé ça suffisamment énorme pour être souligné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était samedi midi (le 6 février je crois) dans l'émission de Canal+ qui s'appelle &quot;+ Clair&quot;. Cette émission parle des médias, fait des reportages et reçoit des invités. Rien de transcendant on l'aura compris.&lt;br /&gt;Charlotte le Gris de la Salle accueillait sur son plateau, à un moment donné, Françoise Laborde. La journaliste bien connue devait sa présence au fait qu’elle vient d’être nommée au CSA par Nicolas Sarkozy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit dit en passant : l’autre nomination qui suscite déjà la polémique est celle de Christine Kelly, une journaliste (certes &quot;issue de la diversité&quot; comme on dit) dont l’un des titres de gloire est d’avoir récemment commis une biographie de François Fillon. Bref. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la question qui lui était posée sur : &quot;Pourquoi Nicolas Sarkozy vous a-t-il choisie, vous ?&quot;, Françoise Laborde a répondu (après avoir cherché quelques instants), ce qui apparemment n’était absolument pas ironique : &quot;Parce qu’il m’aime bien&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quatre choses l’une : &lt;br /&gt;1/ soit Françoise Laborde a une haute opinion d’elle-même, j’entends par là qu’elle n’a même pas jugé utile de préciser d’abord : &quot;Parce que je suis une bonne professionnelle, parce que j’ai une vision intéressante de ce que doit être le CSA, parce que ci, parce que ça&quot;, cela allait évidemment de soi ; &lt;br /&gt;2/ soit Françoise Laborde est modeste et réaliste, elle ne s’estime ni meilleure, ni pire que ses congénères journalistes et, comme ils sont tous hyper talentueux et donc impossibles à départager sur ce terrain-là, ne reste plus qu’à les distinguer sur autre chose, c’est alors que la part d’éventuelle subjectivité liée à une sympathie plus ou moins grande entre en ligne de compte ;&lt;br /&gt;3/ soit Françoise Laborde voulait dire par &quot;il m’aime bien&quot; la chose suivante : &quot;il m’aime bien en tant que journaliste, en tant que professionnelle&quot;, un peu comme on dit &quot;j’aime bien ce film&quot;, &quot;j’aime bien les haricots verts&quot;, ce qui de facto ne place pas ce jugement sur le terrain affectif (sauf exception, on n’a pas plus de connivence avec un haricot vert qu’avec une tomate) ;&lt;br /&gt;4/ soit Françoise Laborde est d’une sincérité et d’une probité confondantes et balance tout haut ce que tout le monde sait mais n’ose dire que tout bas, à savoir que oui, le fait du prince ça existe et qu’on va placer à des postes de responsabilité des gens qu’on connaît, qu’on apprécie, après tout les réseaux et les accointances ça existe dans tous les milieux, pourquoi faudrait-il que les plus hautes instances de la République fassent exception à la règle ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse le lecteur trancher ce passionnant débat… 
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<title>&quot;Paroles d'historiens&quot;</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/01/30/paroles-d-historiens.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:42:32 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/1957894827.jpg&quot; id=&quot;media-311997&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;paroles_historiens.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Alors que de récentes polémiques ont fait rage autour de l’idée du président Sarkozy de faire un musée consacré à l’histoire de France (en même temps, qu’est-ce qui ne fait pas polémique dans notre société ?), peut-être était-il judicieux de se plonger dans la lecture du n°13 des &quot;Grands dossiers des sciences humaines&quot;, proposé par l’excellent magazine &lt;em&gt;Sciences Humaines&lt;/em&gt; et intitulé &quot;Paroles d’historiens&quot;. &lt;br /&gt;Ce numéro spécial constituait en fait une reprise d’interviews de grands historiens contemporains (français mais aussi étrangers) parues depuis plusieurs années dans le magazine &lt;em&gt;Sciences Humaines&lt;/em&gt;. Chemin faisant se dessinait ainsi une certaine idée de la discipline historique, ses enjeux, ses perspectives, ses ambiguïtés. &lt;br /&gt;Qui plus est, ce numéro était introduit par un excellent article de Martine Fournier présentant justement &quot;l’état des lieux&quot; de la recherche historique et de son épistémè, article joliment intitulé : &quot;De quoi hier est-il fait ?&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martine Fournier montrait ainsi que &quot;l’histoire&quot; n’avait rien d’aussi monolithique que ce qu’on pourrait parfois croire. Non seulement les approches historiques (les croyances, les émotions, la personnalité d’un dictateur, les oubliés de l’histoire…) se sont multipliées, non seulement les écoles et approches historiques (la microhistoire, le genre biographique, l’histoire globale, la sociohistoire, l’histoire culturelle) sont légions et ont, depuis longtemps, fait exploser le paradigme des Annales et sa prétention à faire une &quot;histoire totale&quot;, mais il est aujourd’hui établi que la &quot;question de la vérité&quot; en histoire est problématique et épineuse. &lt;br /&gt;Il n’était pas du luxe de rappeler que ce sont des philosophes comme Michel Foucault, Michel de Certeau ou Paul Ricoeur qui, chacun à leur manière, avant les historiens, ont montré que &lt;em&gt;&quot;l’histoire est un récit construit qui a son historicité propre&quot;&lt;/em&gt; et que &lt;em&gt;&quot;la connaissance du passé est le produit de l’expérience subjective de celui qui l’étudie et le reflet des préoccupations du temps.&quot;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;Ce constat, l’excellent Paul Veyne, proche de Foucault, l’a exprimé en son temps (1971) dans &lt;em&gt;Comment on écrit l’histoire&lt;/em&gt;, ouvrage du reste mal reçu par la communauté des historiens dont les prétentions à la scientificité étaient alors au plus haut. De façon évidemment polémique, car il n’était pas non plus question de nier les avancées de la méthode historique, Paul Veyne voulait montrer que l’histoire est aussi un récit qui &lt;em&gt;&quot;trie, simplifie, organise, fait tenir un siècle en une page&quot;&lt;/em&gt;, bref il insistait (à mon avis à juste titre) sur l’importance de la dimension narrative de l’histoire et, partant, sur sa subjectivité. &lt;br /&gt;Ce qu’il confiait à &lt;em&gt;Sciences Humaines&lt;/em&gt; en d’autres termes : &lt;em&gt;&quot;Foucault a démontré que les convictions, aussi fortes soient-elles, doivent être analysées dans leur contexte historique. (…) Il est évident (…) qu’il existe une vérité du passé. Mais il n’y a pas de vocation humaine à s’en tenir à la vérité. (…) Mais – heureusement ou malheureusement ? – la perception de la fragilité de la vérité n’ébranle pas les hommes dans leurs convictions.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces réflexions sur l’histoire m’ont fait penser à un passage du &lt;em&gt;Principe de cruauté&lt;/em&gt;, de l’excellent philosophe Clément Rosset (dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog, notamment &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/08/clement-rosset.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et également, par incidente, &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/08/31/nouveau-parti-anticapitaliste-le-mythe-de-l-ailleurs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) : &lt;em&gt;&quot;tout comme une vérité historique, une vérité physique est à jamais sujette à caution et à révision. Il n’en reste pas moins que l’historien et le physicien évoquent des faits indubitables, même s’ils sont incapables d’en proposer une version certaine et définitive. Les interprétations de la Révolution française ou de la loi de la chute des corps sont et seront peut-être toujours plus ou moins controversées ; impossible cependant de mettre leur fait en doute, de penser par exemple que la Révolution française n’a pas eu lieu, ou que la chute des corps ne correspond à rien d’observable dans la nature. L’une et l’autre sont vraies : la première quand elle a eu lieu, la seconde quand elle a été conçue. Elles sont vraies dans la mesure elles ont été vraies en leur temps et peuvent ainsi se recommander, comme dirait Hegel, d’un certain ‘moment’ de vérité.&quot;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir au numéro spécial &quot;Paroles d’historiens&quot;, il est passionnant de lire les opinions de très grands historiens sur leurs travaux et sur les périodes qu’ils étudient, qu’il s’agisse, pour ne parler que d’histoire contemporaine, du nazisme et d’Hitler avec Ian Kershaw, du fascisme et de la France de Vichy avec Robert O. Paxton, de la guerre d’Algérie avec Benjamin Stora ou de l’immigration en France avec Gérard Noiriel. &lt;br /&gt;Dans ce concert, il peut paraître étonnant qu’aucune personnalité ne soit encore &quot;le (la) grand(e) historien(ne)&quot; de mai 68. Sans doute parce qu’encore aujourd’hui, quarante-et-un ans après l’événement, il n’y a pas de vrai ouvrage de référence, ni d’historien de référence, sur cette période. Personnellement j’aimerais qu’enfin une somme solide sorte sur cette question, surtout après que le sémillant Nicolas Sarkozy a déclaré, au moment des présidentielles (j’en avais parlé &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/05/08/consid%C3%A9rations-inutiles-iv-paradoxes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; puis &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/05/24/louis-chauvel-les-classes-moyennes-%C3%A0-la-d%C3%A9rive.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), qu’il fallait &lt;em&gt;&quot;liquider l’héritage de mai 68&quot;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que l’histoire a été, est et restera l’objet de paradoxes et d’ambiguïtés, celles-ci s’exprimant plus fortement au moment de &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/03/16/ambiguite-des-commemorations.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;certaines commémorations&lt;/a&gt; ou de certaines lois votées par le Parlement, mais qu’il serait naïf de ne pas prendre en compte lorsqu’on s’intéresse un minimum à la politique et, plus largement, à la société. 
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<title>Obama/McCain... vus de France</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/11/05/obama-mccain-vus-de-france.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 20:22:44 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/02/2033859785.jpg&quot; id=&quot;media-273606&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;mccain_obama.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Comme d’ici peu, on ne parlera plus du tout de John McCain, je pense qu’il n’est pas inutile de citer quelques paroles qu’il a prononcées pour déclarer sa défaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve plutôt admirable le discours tenu et je me demande si, hélas, un tel discours serait possible en France, tant il est vrai que toute opposition dans notre pays a tendance à considérer le parti d’en face comme le &quot;diable&quot; en personne. Mais sans doute est-ce parce que nous sommes plus &quot;matures&quot; que les Américains… &lt;br /&gt;Alors bien sûr il faudra voir si, dans les faits, McCain aidera effectivement Obama autant qu’il le peut à relever les défis de demain, toutefois avoir fait une telle déclaration &quot;d’union sacrée&quot; suffit à susciter mon respect. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement. Il y a un instant, j'ai eu l'honneur d'appeler le sénateur Barack Obama pour le féliciter d'avoir été élu président de ce pays que nous chérissons tous les deux (…) C'est une élection historique et je comprends la signification particulière qu'elle peut revêtir pour les Africains-Américains, ainsi que la fierté qui doit être la leur ce soir.&lt;br /&gt;(…)&lt;br /&gt;Il y a un siècle, l'invitation à dîner à la Maison Blanche lancée par le président Theodore Roosevelt [modèle politique de John McCain] à Booker T. Washington [un ancien esclave devenu porte-parole de la communauté noire américaine, premier Noir à être invité à la Maison Blanche] avait été considéré comme un outrage dans certains cercles. L'Amérique d'aujourd'hui est à des années-lumière de l'intolérance cruelle et abominable de cette époque.&lt;br /&gt;(…)&lt;br /&gt;Ces temps sont difficiles pour notre pays. Et je promets ce soir [à M. Obama] de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à nous faire traverser les épreuves qui nous attendent. Je demande à tous les Américains, à tous les Américains qui m'ont soutenu, non seulement de se joindre à moi pour féliciter [le sénateur Obama] mais également pour offrir à notre futur président notre bonne volonté et notre détermination pour parvenir aux compromis nécessaires afin d'aider à restaurer notre prospérité, de défendre notre pays dans un monde dangereux et de laisser à nos enfants et à nos petits-enfants un pays meilleur et plus fort que celui que nous avons reçu en héritage.&quot;&lt;/em&gt;
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<title>Nouveau parti anticapitaliste : le mythe de l'ailleurs</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/08/31/nouveau-parti-anticapitaliste-le-mythe-de-l-ailleurs.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 20:28:32 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/01/125c4ff1d9224f753062b15259c4118e.jpg&quot; id=&quot;media-241351&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;5428b5611ae896b24ae04e3c838e979e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Alors que le concept de &quot;rentrée&quot; bat son plein (scolaire, politique, télévisuelle, etc.), je pense qu’on risque de pas mal entendre parler, dans les semaines et mois qui viennent, du nouveau &quot;parti anticapitaliste&quot; de Besancenot qui, avant l’été déjà, avait commencé à s’esquisser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, lorsque j’entends parler de ce parti et de ce qu’il représente, je ne peux pas m’empêcher d’avoir en tête ce que disait récemment Clément Rosset, un philosophe dont j’ai &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/08/clement-rosset.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;déjà &lt;/a&gt;eu l’occasion de parler sur ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un entretien à &lt;em&gt;Philosophie Magazine&lt;/em&gt; du mois de mars 2008, Rosset faisait part de ses conceptions existentielles, en revenant sur sa perception du réel et sur toutes les illusions que l’esprit humain se cherche pour, justement, fuir ce réel. Alors qu’in fine, il n’y a que le réel et rien d’autre. &lt;br /&gt;Le journaliste interrogeant le philosophe finit par lui demander à quels prolongements politiques cette affirmation et cette acceptation du réel pouvait bien conduire. Ce à quoi Clément Rosset a répondu :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&quot;Les utopies provoquent en général des désastres plutôt que les améliorations espérées. Le cas actuel le plus remarquable est celui des altermondialistes. Ce terme est d’ailleurs en lui-même révélateur. Il répète, sur un plan politique, l’aberration métaphysique de Platon, qui préfère les idées aux choses, ou de Baudelaire, qui s’écrie ‘N’importe où ! N’importe où ! pourvu que ce soit hors du monde’ (…) ‘Un autre monde est possible’, clament les altermondialistes. Mais qu’ont-ils en tête, sinon une duplication illusoire de ce monde-ci ? Le dessein de remplacer notre mauvais monde par un monde meilleur est absurde. (…) Cependant, notez bien que je ne suis pas hostile au progrès. Etre réaliste, en politique, ne revient pas à être conservateur ou réactionnaire. Je pense seulement qu’il n’y a que le réel et que c’est à partir de lui qu’il faut travailler, et non à partir de la conception illusoire d’un monde parfait, si nous voulons avoir quelque chance de produire des améliorations.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis persuadé que beaucoup ne seront pas d’accord avec cette sentence. Personnellement, j’ai plutôt tendance à la reprendre à mon compte…
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<title>Mettre en oeuvre une réforme en France</title>
<link>http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/07/29/mettre-en-oeuvre-une-reforme-en-france.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (JB)</author>
<category>TV, radio, presse écrite</category>
<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 15:36:46 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/02/1baebb068cd757c8a4bfcf4767b2e51f.jpg&quot; id=&quot;media-229374&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7cd0715a5c791e5e85fa1c0764d7f9af.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Je lisais sur le site web de la Vie des Idées &lt;a href=&quot;http://www.laviedesidees.fr/Comment-met-on-en-oeuvre-une.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un article&lt;/a&gt; intitulé &quot;Comment met-on en œuvre une réforme en France ? Leçons sur la loi des 35 heures&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j’ai &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/06/14/c-est-beau-l-%C3%A9conomie.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;déjà&lt;/a&gt;, sur ce blog, lancé des cris concernant l’apparente impossibilité d’arriver, dans ce pays, à des consensus sur un certain nombre de questions économiques et politiques, y compris à des consensus à travers le prisme de l’évaluation, je dois dire que cette lecture m’a fait du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, elle m’a confirmé dans l’idée que je ne me monte pas la tête. Qu’il est effectivement très compliqué d’arriver à des constats partagés, essentiellement pour des raisons idéologiques. Un morceau choisi : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot; … un processus d’évaluation comporte deux phases : l’étude elle même et l’obtention d’un consensus sur ses résultats. Ce second point est souvent absent de la réflexion. Que nous apprennent les 35 heures sur ce second point ?&lt;br /&gt;On dispose aujourd’hui d’un recul suffisant et de données suffisamment riches pour évaluer précisément l’impact des lois Aubry sur l’emploi. Sur l’emploi, les études officielles (Dares et Insee) convergent pour dire que les 35 heures ont eu un effet net sur l’emploi de l’ordre de 350 000 environ. Et pourtant, ce qui frappe surtout, c’est l’absence de consensus sur l’effet de cette mesure. Certains avancent le chiffre de 500 000 emplois créés, tandis que d’autres estiment que les 35 heures ont globalement détruit plutôt que créer des emplois. D’où cette incertitude et le doute qui plane sur des travaux réalisés par des institutions prestigieuses (Dares, Crest, Insee, centres de recherche universitaires…). Il est normal que dans un travail d’évaluation, les résultats ne soient pas exactement les mêmes d’une étude à l’autre puisque les chercheurs ne mobilisent ni les mêmes données ni les mêmes techniques. Mais l’écart entre les études scientifiques et les commentaires avancés est surprenant.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se peut-il que sur les 35 heures, comme sur d’autres sujets tout aussi cruciaux, les discours en restent éternellement à des positions de principe, sans aucune possibilité de poser un regard dépassionné sur les choses, malgré les outils récemment mis en œuvre (LOLF notamment) ? Se peut-il qu’il soit impossible d’ajuster une politique ou une réforme, tout simplement parce que pour un camp tout est &quot;génial&quot; et que pour l’autre tout est &quot;à jeter&quot; ? Se peut-il que nous soyons condamnés à aller un coup dans un sens, un coup dans l’autre, au gré des retournements de tendance, sans jamais se conformer à une sorte de cap sur lequel chacun pourrait s’entendre ? &lt;br /&gt;Sur ces interrogations, la lecture de l’article ne m’a pas vraiment incité à l’optimisme, d’autant que la conclusion a quelque chose qui, parfois, a l’air de tenir du vœu pieu : &lt;em&gt;&quot;Si l’on veut ‘réformer en profondeur’ la société française, comme le souhaite le gouvernement actuel, il est important de repenser et de réformer nos modes de gouvernance. Ces changements ne pourront s’effectuer, ni par la loi, ni par le marché mais par l’émergence d’une démocratie sociale reposant davantage sur le dialogue entre partenaires sociaux responsables s’appuyant sur une démarche pragmatique de compromis.&quot;&lt;/em&gt;
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