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  <title>A REBOURS</title>
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  <subtitle>abrégé kulturel</subtitle>
  <updated>2008-10-04T15:26:30+02:00</updated>
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      <title>Une semaine à Prague</title>
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      <published>2008-10-04T15:26:30+02:00</published>
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              <summary> Prague est une ville magnifique et comme j'y ai passé une semaine au début...</summary>
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          Prague est une ville magnifique et comme j'y ai passé une semaine au début du mois d'août, je ne résiste pas au plaisir d'en dire quelques mots sur ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1/ les petits &quot;faits vrais&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- les filles tchèques sont plutôt mignonnes, assez grandes et élancées, beaucoup de blondes, pas mal de brunes, mais elles sont souvent un tantinet vulgaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- la proportion de voitures de marque Skoda est ahurissante : c'est un peu comme si chez nous Renault, Peugeot et Citroën fusionnaient. Reconnaissons néanmoins que le constructeur tchèque a su renouveler la ligne de ces voitures qui sont plutôt pas mal désormais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- on trouve à Prague beaucoup de toilettes publiques, souvent gratuites, parfois payantes, mais elles sont généralement spacieuses et propres. De même, dans les monuments et musées, il est rarissime qu'il n'y ait pas de toilettes, parfois même à tous les étages. Ca nous change un peu de la France où c'est souvent soit inexistant, soit très approximatif. Comme quoi culture, loisirs et prosaïques besoins du corps ne sont pas forcément incompatibles, pour le plus grand plaisir et confort du promeneur qui n'est pas que pur esprit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- dans n'importe quel café ou restaurant un peu standing, vous avez des chances d'avoir de la musique live : pianiste, orchestre jazz voire pop, cela fait de toute évidence partie de &quot;l'ambiance praguoise&quot; de proposer ce petit plus aux touristes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- si vous ne parlez pas un mot d'anglais (et bien sûr pas un mot de tchèque), vous serez mal barré à Prague. Sinon, tout devrait bien se passer, les praguois parlent tous plus ou moins bien la langue de Shakespeare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2/ les musées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- le &lt;a href=&quot;http://www.ngprague.cz/5/detail/veletrzni-palac/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;musée d'art moderne et contemporain&lt;/a&gt; est très intéressant. Au chapitre des collections permanentes, on trouve de très belles oeuvres d'artistes tchèques tels que František Kupka qui valent vraiment le détour, ainsi que des tableaux d'artistes européens majeurs (Paul Klee, Juan Miró, Gustav Klimt, Pablo Picasso...). Mais, ce qui ravira le touriste français, ce musée compte aussi de très importantes et intéressantes collections d'art français du XIXe et XXe siècles. Cela permet de dresser une histoire des mouvements picturaux français, ces derniers ayant considérablement influencé les artistes tchèques. On trouve donc, sans que cette liste soit limitative, de très belles oeuvres de Delacroix, Monet Gauguin, Matisse, Renoir, Van Gogh, Léger, Braque, etc. &lt;br /&gt;L'exposition temporaire était très amusante : il s'agissait de la triennale d'art contemporain avec de nombreux tableaux, installations, vidéos, performances, sculptures, qui présentaient un panorama varié, pour le meilleur et pour le pire, de l'état de l'art mondialisé d'aujourd'hui (voir photo ci-dessous). &lt;br /&gt;Au-delà des collections, c'est le musée en lui-même qui vaut le détour : très astucieusement agencé, architecturalement très réussi, il donne envie de s'y promener, d'y flâner, d'y vagabonder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/1593167054.jpg&quot; id=&quot;media-257376&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;painting.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- autre établissement que je conseille vivement, le musée &lt;a href=&quot;http://www.museumkampa.com/en/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kampa&lt;/a&gt;. Il est très orienté artistes tchèques du XXe siècle, avec une salle entière dédiée à l'incontournable František Kupka mais aussi au sculpteur Otto Gutfreund. Un peu comme à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, le musée est en lui-même une réussite architecturale et propose en outre de nombreuses oeuvres contemporaines dans ses jardins ou sur ses terrasses (voir photo ci-dessous). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/02/1741959651.jpg&quot; id=&quot;media-257378&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;kampa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici aussi, deux expos temporaires enrichissaient considérablement le parcours du visiteur : celle, marrante mais un peu foutage de gueule quand même, du Cracking Art Group (un collectif d'artistes à majorité italienne), l'autre, beaucoup plus profonde et intéressante, d'une artiste tchèque qui a commencé sa carrière dans les années 60, Běla Kolářová. Sa technique photographique mais aussi d'assemblages (au moyen de lames de rasoirs, de gommes, de trombones, etc.), majoritairement en noir et blanc, a selon moi le mérite de proposer des oeuvres à la fois contemporaines mais aussi assez classiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3/ les monuments&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- tout d'abord, il faut dire que se promener dans les rues suffit déjà au bonheur du touriste. Les façades sont toutes sublimes, à perte de vue et de rues, avec des couleurs très variées et toujours agréables, bref nul n'est besoin de se ruer vers tel ou tel monument &quot;connu&quot; : emprunter n'importe quelle place, avenue, rue, ruelle est déjà une visite en soi (voir photo ci-dessous). &quot;Le communisme ça conserve&quot;, voici un adage approprié au cas praguois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/1289364570.jpg&quot; id=&quot;media-257379&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;prague_streets.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- néanmoins, les occasions d'admirer des monuments sont légions. Impossible d'en faire une énumération, cela n'aurait aucun sens, mais parmi ceux qui m'ont le plus intéressé, je citerai le Clementinum. Le Clementinum ne se visite pas seul : c'est uniquement en présence d'un guide. Le nôtre était complètement farfelu : petit, avec un bec de lièvre, un accent anglais à couper au couteau, il a pourtant contribué à faire de cette visite un excellent moment. Sachant agrémenter ses explications d'anecdotes piquantes ou amusantes, n'hésitant pas à glisser quelques mots de français ou d'allemand (les deux nationalités présentes lors de cette visite), faisant quelques blagues de plus ou moins bon goût, il a su mixer finalement assez harmonieusement sa truculence avec la solennité du lieu. Le Clementinum contient une somptueuse bibliothèque baroque, dans laquelle il n'est malheureusement pas possible de se promener, ainsi que de nombreux objets astronomiques (Keppler et Brahe ont été les hôtes de ce bâtiment). Qui plus est, ce qui ne gâche rien, la visite se termine en haut de la tour, d'où vous avez un magnifique panorama à 360° sur la ville. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4/ l'art de vivre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- ceux qui aiment la musique auront une raison supplémentaire d'adorer Prague. Dans n'importe quel église, basilique, monument, des concerts classiques vous sont proposés (il faut payer bien entendu). L'occasion de découvrir ou redécouvrir les grands airs qui sont aujourd'hui recyclés dans les publicités, à commencer par ceux des deux très grands compositeurs tchèques : Smetana et Dvŏrak. &lt;br /&gt;J'ai eu la chance d'être à Prague au moment où se jouait le Don Giovanni de Mozart dans le &lt;a href=&quot;http://www.estatestheatre.cz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre des Etats&lt;/a&gt;, celui-là même où la première de Don Giovanni, en présence de Mozart, avait été jouée en 1787. Les metteurs en scène avaient tâché de recréer les décors et les costumes de l'époque, ce qui donnait à cette représentation un cachet et une saveur inimitables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- enfin, comment ne pas parler de bouffe ? Les spécialités tchèques sont le plus souvent un peu lourdes, notamment à base de sauce. Sinon, c'est le canard qui tire son épingle du jeu (ce qui n'est pas pour me déplaire). C'est une cuisine qui, à certains égards, ressemble à la cuisine allemande, ce qui est également très visible dans les desserts (tartes très appétissantes et très caloriques) et les boissons (bière à foison !). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, impossible de s'ennuyer à Prague, et il faudra être vraiment très difficile ou avoir roulé sa bosse partout dans le monde pour ne pas trouver la ville absolument magnifique. Je conseille donc vivement aux lecteurs qui le pourront d'aller y faire un tour lors de leurs prochaines vacances !
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      <title>Le quizz du jour (9)</title>
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      <published>2008-09-30T19:14:56+02:00</published>
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              <summary>   Quelle est donc la meilleure nouvelle de ces derniers jours ?  1/...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/01/2033318777.jpg&quot; id=&quot;media-255586&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;scooter.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Quelle est donc la meilleure nouvelle de ces derniers jours ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ chouette, le chômage augmente en France, c'est carrément moche, mais pour une fois on n'est pas les seuls, dans les autres pays européens, même les &quot;bons&quot;, ça augmente aussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ chouette, le gouvernement a déjà des solutions innovantes pour enrayer cette cata : louer des scooters pour les chômeurs qui ont pas le permis et qui, du coup, pouvaient pas aller bosser !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/ chouette, Jean Sarkozy a été blanchi par la justice, il est un bon conducteur de scooter, si ça se trouve il va pouvoir ouvrir un business à scooters pour permettre aux futurs ex-chômeurs d'aller bosser ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, j'exige des réponses argumentées. 
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      <title>Nouveau parti anticapitaliste : le mythe de l'ailleurs</title>
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      <published>2008-08-31T20:28:32+02:00</published>
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              <summary>   Alors que le concept de &quot;rentrée&quot; bat son plein (scolaire, politique,...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/01/125c4ff1d9224f753062b15259c4118e.jpg&quot; id=&quot;media-241351&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;5428b5611ae896b24ae04e3c838e979e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Alors que le concept de &quot;rentrée&quot; bat son plein (scolaire, politique, télévisuelle, etc.), je pense qu’on risque de pas mal entendre parler, dans les semaines et mois qui viennent, du nouveau &quot;parti anticapitaliste&quot; de Besancenot qui, avant l’été déjà, avait commencé à s’esquisser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, lorsque j’entends parler de ce parti et de ce qu’il représente, je ne peux pas m’empêcher d’avoir en tête ce que disait récemment Clément Rosset, un philosophe dont j’ai &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/08/clement-rosset.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;déjà &lt;/a&gt;eu l’occasion de parler sur ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un entretien à &lt;em&gt;Philosophie Magazine&lt;/em&gt; du mois de mars 2008, Rosset faisait part de ses conceptions existentielles, en revenant sur sa perception du réel et sur toutes les illusions que l’esprit humain se cherche pour, justement, fuir ce réel. Alors qu’in fine, il n’y a que le réel et rien d’autre. &lt;br /&gt;Le journaliste interrogeant le philosophe finit par lui demander à quels prolongements politiques cette affirmation et cette acceptation du réel pouvait bien conduire. Ce à quoi Clément Rosset a répondu :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&quot;Les utopies provoquent en général des désastres plutôt que les améliorations espérées. Le cas actuel le plus remarquable est celui des altermondialistes. Ce terme est d’ailleurs en lui-même révélateur. Il répète, sur un plan politique, l’aberration métaphysique de Platon, qui préfère les idées aux choses, ou de Baudelaire, qui s’écrie ‘N’importe où ! N’importe où ! pourvu que ce soit hors du monde’ (…) ‘Un autre monde est possible’, clament les altermondialistes. Mais qu’ont-ils en tête, sinon une duplication illusoire de ce monde-ci ? Le dessein de remplacer notre mauvais monde par un monde meilleur est absurde. (…) Cependant, notez bien que je ne suis pas hostile au progrès. Etre réaliste, en politique, ne revient pas à être conservateur ou réactionnaire. Je pense seulement qu’il n’y a que le réel et que c’est à partir de lui qu’il faut travailler, et non à partir de la conception illusoire d’un monde parfait, si nous voulons avoir quelque chance de produire des améliorations.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis persuadé que beaucoup ne seront pas d’accord avec cette sentence. Personnellement, j’ai plutôt tendance à la reprendre à mon compte…
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        <name>JB</name>
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      <title>&quot;Batman : The Dark Knight&quot;</title>
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      <published>2008-08-28T12:07:29+02:00</published>
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              <summary>    Note :  9/10  Après deux premiers opus signés Tim Burton, suivis de...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/01/b3e28d053d17e6cf26adbce65cefe5ac.jpg&quot; id=&quot;media-240043&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;d8917c958be22b1698199f76a056fbdc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt; 9/10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux premiers opus signés Tim Burton, suivis de deux navets qui l’avaient fait sombrer dans le &quot;disco-gay catastrophique&quot; (dixit une critique de magazine télé), puis un épisode renouant radicalement avec le côté &lt;em&gt;dark &lt;/em&gt;et crédible, voici le sixième volet cinématographique des aventures de Batman : &lt;em&gt;The Dark Knight&lt;/em&gt;. Il est sans doute l’un des plus réussis et confirme définitivement la possibilité de faire du personnage de Batman un must en matière de profondeur narrative, visuelle et symbolique (j’allais dire mythologique), bien plus loin encore que les &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/05/27/x-men-3-l-affrontement-final.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;X-men&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/05/13/une-lecture-sarkozyste-de-spiderman-3.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Spiderman&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Christopher Nolan, le réalisateur, avait déjà expérimenté le côté sombre de l’homme chauve-souris dans &lt;em&gt;Batman Begins&lt;/em&gt; mais certains choix scénaristiques n’avaient pas permis de &quot;maximiser&quot; son potentiel. Sans doute, pour ce faire, fallait-il (comme dans le Batman originel) faire intervenir son ennemi le plus paradigmatique, le Joker. C’est donc l’option qui a été retenue, un Joker dont le côté bouffon est réduit à la portion congrue mais dont, en revanche, l’aspect démoniaque est porté à son paroxysme. Ce n’est plus Jack Nicholson qui l’incarne mais Heath Ledger, avec il faut le reconnaître un certain talent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont donc deux heures trente de feu d’artifice, de tension permanente, de &quot;bruit et de fureur&quot; comme dirait l’autre, dans un Gotham City comme toujours glauque à souhait et qui semble n’être rien d’autre qu’une tour de Babel du crime, au sein de laquelle les forces de l’ordre essayent de se débattre tant bien que mal. Elles y parvenaient relativement bien d’ailleurs, avec l’aide de Batman, jusqu’à ce que le Joker mette au sein de ce système si l’on ose dire &quot;bien huilé&quot;, un zeste de chaos et d’anarchie (en apparence) qui font déraper la machine et sombrer le tout dans une hystérie collective qui flirte avec &lt;em&gt;Vol au-dessus d’un nid de coucous&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des intrigues criminelles et de la réflexion sur la justice, au-delà du chassé croisé amoureux et de la relation triangulaire unissant Bruce Wayne-Batman, Rachel et le procureur Harvey Dent, au-delà des combats titanesques qui parsèment le film, &lt;em&gt;The Dark Knight&lt;/em&gt; est tout entier fondé sur l’opposition entre ordre et chaos, organisation et anarchie. &lt;br /&gt;C’est le Joker qui permet, à la fois implicitement et explicitement, au spectateur de questionner ces deux notions et d’aller au fond des choses. En substance, lors d’une scène de face-à-face comme il y en a plusieurs durant le film, le Joker explique à Batman que les gens sont rassurés par le fait de savoir que tout est planifié, calculé et fait partie d’un &quot;système&quot; : peu importe qu’ils ne comprennent pas, sur le moment, ce qui leur arrive, pourvu qu’ils sachent que cela s’intègre dans un tissu et un réseau d’ensemble, pensé et voulu par quelqu’un, devant aboutir à une finalité déjà prévue à l’avance. Inversement, rien ne saurait les angoisser davantage que d’apprendre que la machine fonctionne à vide, sans pilote dans l’avion, et que la destination est inconnue. Contrairement à l’idée reçue consistant à dire que le &quot;complot&quot; c’est mal, le Joker pense au contraire que le complot est apaisant pour l’esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cela, le Joker est donc censé incarner l’anarchie, la destruction, le chaos n’ayant d’autre finalité que lui-même, la combustion et les réactions en chaîne qui ne s’achèvent que lorsqu’il n’y a plus de carburant. D’ailleurs, les armes préférées du Joker sont l’essence, la dynamite et une allumette, bien sûr parce que, comme il le dit avec une certaine ironie involontaire étant donné la crise pétrolière désormais bien installée, &quot;elles ne coûtent pas cher&quot;, mais surtout parce qu’elles symbolisent cette forme très particulière de destruction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant dit, tout n’est pas si simple, et c’est d’ailleurs ce qui finira par perdre le Joker. Car celui-ci, malgré l’apparence de la gratuité et de la folie, a un plan extrêmement bien ficelé et programmé. Il mise sur les réactions des autres, à la fois individuellement et collectivement, pour parvenir à ses fins. Il pense qu’en agissant de telle façon, il va provoquer en retour chez la victime de ses agissements telle réaction, en apparence irrationnelle mais en réalité parfaitement &quot;raisonnable&quot; puisque, précisément, elle se produit comme attendu. C’est ici que se situe l’aporie. &lt;br /&gt;Son plan va fonctionner avec Harvey Dent qui, ayant perdu Rachel, se laisse consumer par la rage et la vengeance et devient &quot;double face&quot; (encore une allégorie monstrueuse de l’opposition manichéenne entre bien et mal, ordre et chaos). Batman sera obligé de l’anéantir puisqu’il refuse d’entendre raison. En revanche, le plan du Joker va s’avérer déjoué à l’échelle collective : alors qu’il a mis au point un piège sophistiqué et qu’il attend de la part des habitants de Gotham City telle réaction devant mener à la guerre civile et à l’anarchie pure et simple, celle-ci n’aura finalement pas lieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film de Christopher Nolan est donc une réussite : non seulement par rapport au mythe de Batman, qui atteint là des sommets, mais également par rapport au reste de sa carrière de cinéaste (&lt;em&gt;The Dark Knight&lt;/em&gt;, de par certaines de ses thématiques, n’est pas si éloigné d’un autre excellent film de Nolan, &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/09/17/le-prestige.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le prestige&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;Ce qui, toutefois, enfonce le clou est sans doute le sous-bassement politique du film. Car la réflexion sur l’ordre et l’anarchie est évidemment un topos de la science politique, mais elle est ici remise au goût du jour : il sera impossible de ne pas se demander si le capitalisme va quelque part, selon un plan bien déterminé (&quot;la main invisible&quot;), ou si à l’inverse personne ne sait vers quoi il nous mène, que ce soit pour les uns vers une aube nouvelle, pour les autres vers la destruction. Que cette réflexion se fasse sous le prisme du complot, renvoie par ailleurs à toute la littérature autour de la &quot;théorie du complot&quot;, du reste si souvent exploitée au cinéma, et je renvoie &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/12/24/fredric-jameson-la-totalite-comme-complot-1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/12/27/fredric-jameson-la-totalite-comme-complot-2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;à mes deux chroniques sur l’ouvrage fécond de Fredric Jameson, &lt;em&gt;La totalité comme complot&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, la boucle est bouclée.
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      <title>&quot;WALL-E&quot;</title>
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      <published>2008-08-05T13:44:39+02:00</published>
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              <summary>    Note :  9/10  Je ne pense pas qu’aujourd’hui encore, certains croient...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/b9fa2f55bd9f0ab62c49ec94bbb219e3.jpg&quot; id=&quot;media-232145&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3934556dd7acf60f0d724f8a239fd03b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt; 9/10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne pense pas qu’aujourd’hui encore, certains croient qu’un film d’animation est forcément réservé aux &quot;enfants&quot;. Mais bon, dans le doute je me permets de signaler que ce n’est pas le cas de &lt;em&gt;WALL-E&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a une histoire dans &lt;em&gt;WALL-E&lt;/em&gt; : fondée sur la peur très contemporaine de la catastrophe écologique, l’intrigue met en scène un petit robot &quot;compacteur de déchets&quot; chargé de nettoyer la surface de la Terre de toute la pollution qui s’est accumulée. En attendant que cette mission soit accomplie, les humains ont déserté la planète depuis 700 ans et vivent sur un immense vaisseau au fin fond de l’espace. Fatalement, ils ressemblent plus à des poulpes (ou plutôt à des américains moyens ;-) qu’à des apollons. &lt;br /&gt;Le robot poursuit donc sa routine depuis des centaines d’années lorsque soudain, &quot;une&quot; robot baptisée EVE débarque dans l’espoir de trouver une forme de vie sur Terre. WALL-E lui ayant procuré une pousse verte, EVE regagne sa navette et repart sur le vaisseau amiral. Mais c’est sans compter sur l’obstination de WALL-E qui est tombé amoureux d’elle et qui la suit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, malgré l’existence de ce scénario, il faut reconnaître que l’essentiel est ailleurs. Mais où exactement ? Difficile à dire… &lt;br /&gt;Peut-être dans la capacité du réalisateur Andrew Stanton et de son équipe d’animateurs à laisser se dérouler des séquences très poétiques, parfois joyeuses, mais plus souvent flippantes et saisissantes, durant lesquelles le sentiment de solitude, de spleen et de nostalgie est sans cesse présent. Peu importe, en l’occurrence, que l’histoire avance ou pas : nous sommes transportés dans un univers très singulier où la dimension temporelle semble comme abolie. En outre, l'absence quasi totale de dialogues ajoute à cette sensation. &lt;br /&gt;Peut-être aussi dans l’aisance avec laquelle l’équipe du film s’est réappropriée les grands mythes de l’histoire humaine : de la Grèce classique on retiendra le mythe de Sisyphe, incarné par WALL-E et sa quête impossible de débarrasser la planète bleue des ordures qui la recouvrent. De la Bible on retiendra d’une part bien sûr le prénom de EVE, le robot dont notre héros tombe amoureux, mais surtout l’espèce d’entrepôt que s’est constitué WALL-E, empli d’objets humains d’un autre temps (la palme à la cassette vidéo contenant une vieille comédie musicale que WALL-E se passe en boucle), et qu’il est difficile de ne pas comparer à une arche de Noé non plus constituée d’espèces vivantes, mais d’objets symbolisant l’humanité au tournant du 21e siècle. &lt;br /&gt;Peut-être enfin, et surtout, dans la réussite absolument intégrale des graphismes et de l’animation en 3D. On aura beau chercher, on aura du mal à déceler le moindre défaut dans ce film d’une heure trente qui se déroule impeccablement, nous plongeant dans une expérience très particulière où tout semble à la fois complètement réel et irréel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La synthèse de &lt;em&gt;WALL-E&lt;/em&gt; est donc parfaitement réussie, proposant une œuvre tout en contraste : une première partie qui se déroule sur une Terre pourrie, suffocante, couleur charbon et cuivre, et qui n’est pas loin de m’évoquer la Salem du manga &lt;em&gt;Gunnm &lt;/em&gt;(ici aussi, les humains les plus nantis s’étaient retirés en hauteur, laissant les autres vivre dans la glaise et les poubelles). Une deuxième partie dans l’espace, sur le vaisseau des humains, où l’on est amusé par les clins d’œil aux grandes œuvres du cinéma, notamment &lt;em&gt;2001 : l’odyssée de l’espace&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Le point commun de ces deux parties, encore une fois, réside dans l’aptitude vraiment admirable du réalisateur à offrir des plages contemplatives et gratuites, qui à proprement parler n’apportent rien à l’avancée narrative, mais qui en revanche font de &lt;em&gt;WALL-E&lt;/em&gt; un objet filmique à part, profond et mélancolique, comme rarement le cinéma d’animation américain en avait proposé.
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      <title>La chronique de PV (V) - Siné VS Val / BHL / Askolovitch</title>
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      <published>2008-08-04T17:40:00+02:00</published>
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              <summary>    Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/01/3234bc77396e47b77fb897caaa5b6723.jpg&quot; id=&quot;media-231849&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;38aa1d19f01791c45743baeb55bce962.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog en laissant des commentaires de plus ou moins bon aloi. Je lui ai récemment proposé de lui laisser, une fois par mois, les colonnes d'A REBOURS pour exprimer son point de vue. Bien entendu, un point de vue qui n'engage que lui !!!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne pouvais la rater celle-ci… Siné, un des derniers frondeurs français, anar et graphiste de grand talent, se fait virer par un histrion, un de ces intellectuels autoproclamés défenseurs de la liberté et de l’humanisme, sur fonds de Lumière voltairienne afin de donner un peu de contenu à ses maigres propos.&lt;br /&gt;Rappel de ce qui s’est passé : une chronique de Siné sur Jean Sarkozy, une petite pique bien sentie et voici qu’une accusation d’antisémitisme est sortie du chapeau par Claude Askolovitch, suivi par Philippe Val qui, depuis pas mal de temps faisait sentir que Siné était un des meubles hérités de l’ancien &lt;em&gt;Charlie &lt;/em&gt;(le vrai) dont il eût aimé se débarrasser. Le pompon fut décroché par BHL avec sa tribune dans le &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;… On le croyait tous en vacances et voilà qu’il joue au Jack in the box dans le grand quotidien national du soir ! La Licra a bien sur condamné les propos de Siné quand d’autres personnalités d’origine juive se sont solidarisées, comme Michel Polac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’y a-t-il dans le texte de Siné ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être sacrément tordu pour voir de l’antisémitisme là-dedans ! Il faut être sacrément incapable de saisir le sens d’un texte, aussi court soit-il, pour ne pas comprendre que &quot;juif&quot; n’est précisé qu’en référence à l’attitude de conversion opportuniste qu’il s’agit de dénoncer (conversion manifestement fictive mais ce n’est pas le problème). Eut-il fallu écrire : &lt;em&gt;il vient de déclarer vouloir se convertir à &lt;strong&gt;une religion dont il convient de ne pas dire le nom&lt;/strong&gt; avant d'épouser sa fiancée, &lt;strong&gt;de même confession que celle allusionnée ci-dessus&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;En outre, le Jean Sarkozy en question, dont le comportement est critiqué, n’est précisément pas juif, puisqu’il est question de sa possible conversion… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cela que les Val, BHL, Askolovitch et autres militants de la Licra veulent pour notre bien à tous ? Un monde vide et doté d’une codification parfaite et totale des actes, dits et pensées ? Le règne du &quot;tout correct&quot;, non plus seulement le politiquement mais le penser correct, l’agir correct et, ici même, l’humour correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerise sur le gâteau : une polémique violente opposait Siné à Val à propos de l’affaire Clearstream et de l’action de Denis Robert… Siné défendait le travail d’investigation du journaliste, Val le travail de pression de l’entreprise Clearstream… dont l’avocat est par ailleurs celui de &lt;em&gt;Charlie Hebdo&lt;/em&gt; ! On croit rêver ? Et non… l’ignominie va se nicher jusque dans les recoins les plus improbables.&lt;br /&gt;Vive donc Alain Gérard Slama, un intellectuel de droite qui vaut mieux qu’un Philippe Val qui, pour paraphraser et détourner Alain Badiou, n’ose pas dire son nom.
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      <title>Weezer &quot;Red Album&quot;</title>
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      <published>2008-07-30T13:55:00+02:00</published>
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              <summary>    Note :  8,5/10   Meilleurs titres :  The Greatest Man That Ever...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/00/ad623c052c7e52855bd035ad615b3a58.jpg&quot; id=&quot;media-229756&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;67aae509d99a8c686f29210a3c82896b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt; 8,5/10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Meilleurs titres :&lt;/strong&gt; The Greatest Man That Ever Lived/ Heart Songs/ The Angel and the One&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à Weezer, la couleur musicale de l’été sera donc : le rouge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le dis tout net : je n’espérais plus que Weezer, malgré leur talent, malgré le fait que je les écoute depuis leurs débuts en 94, nous ponde un aussi bon album.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais fait à l’idée que le mythique &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/list/albums_rock_incontournables/weezer.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;album bleu&quot;&lt;/a&gt; (leur premier), que le non moins mythique &lt;em&gt;Pinkerton &lt;/em&gt;(leur second), étaient en quelque sorte indépassables. Non pas que Weezer, par la suite, ait pondu des merdes. Mais enfin, il y avait une tendance à la popification (pardon pour cet énième néologisme) excessive, notamment sur &quot;l’album vert&quot;, ou bien aux opus moins aboutis et moins cohérents (la palme à &lt;em&gt;Maladroit&lt;/em&gt;). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis voilà : 2008 semble marquer un certain retour au génie. Avec cet &quot;album rouge&quot; (une tradition donc chez Weezer, de ne pas nommer certains de leurs albums mais d’apparaître posant tous les quatre sur un fond de couleur – qui devient, du coup, le titre de l’album), je ne vois pas qui pourrait ne pas succomber au &lt;em&gt;songwriting &lt;/em&gt;de Rivers Cuomo, le chanteur, guitariste et principal compositeur du groupe. &lt;br /&gt;Les ingrédients classiques de Weezer sont tout entier présents : chansons qui flirtent toujours entre la surfpop des Beach Boys et le grunge-garage des années 90, chansons pleines de guitares tantôt douces tantôt saturées, chansons rythmées de chœurs rigolos et qui donnent la pêche. Dans cette veine, voir &quot;Troublemaker&quot;, &quot;Porks and Beans&quot; ou &quot;Dreamin&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’album contient aussi son lot d’expérimentations, qui permettent au groupe d’atteindre une autre dimension. Ainsi, les rockers nous en mettent plein la vue et les oreilles sur &quot;The Greatest Man That Ever Lived&quot;, un titre ambitieux, épique et délirant tel que Weezer n’avait jamais osé en proposer. Le titre se divise en plusieurs parties, certaines très &lt;em&gt;heavy rock&lt;/em&gt;, d’autres beaucoup plus planantes, avec également des intermèdes vocaux à la limite de la polyphonie, bref c’est relativement inénarrable et mieux vaut l’écouter pour comprendre. &lt;br /&gt;Autre coup de cœur pour &quot;Heart Songs&quot;, une chanson très jolie, dans la lignée des balades un peu sirupeuses mais jamais mièvres que Weezer affectionne particulièrement, mais dont les paroles enrichissent considérablement la portée : en effet, c’est une sorte de clin d’œil à tous les titres qui ont bercé l'univers musical de Rivers Cuomo et qui explique aussi comment Weezer est devenu Weezer. &lt;br /&gt;Toujours au chapitre des balades, on peut regretter que les boums et les slows n’existent plus beaucoup, parce que sinon des pelles nombreuses se seraient roulées sur &quot;The Angel and the One&quot;. C’est simple, joli, émouvant (à moins d’être vraiment obtus) : il n’en faut pas plus pour faire de très belles chansons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, si on ajoute aussi le fait que Rivers Cuomo laisse un peu plus d’espace à ses musiciens pour s’exprimer, ce &quot;red album&quot; est un cocktail absolument réussi, qui devrait très vite s’imposer comme un très bon cru et qui devrait aussi bercer notre été : à écouter à fond chez soi, dans sa voiture ou dans son ipod, jusqu’à épuisement. &lt;br /&gt;Mention spéciale pour la couverture de l’album, très second degré (enfin, j’espère !) : c’est ça aussi, que je trouve marrant et attachant chez Weezer, ce côté pas très sérieux et limite potache.
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        <name>JB</name>
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      <title>Mettre en oeuvre une réforme en France</title>
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      <published>2008-07-29T15:36:46+02:00</published>
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              <summary>   Je lisais sur le site web de la Vie des Idées  un article  intitulé...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/02/1baebb068cd757c8a4bfcf4767b2e51f.jpg&quot; id=&quot;media-229374&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7cd0715a5c791e5e85fa1c0764d7f9af.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Je lisais sur le site web de la Vie des Idées &lt;a href=&quot;http://www.laviedesidees.fr/Comment-met-on-en-oeuvre-une.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un article&lt;/a&gt; intitulé &quot;Comment met-on en œuvre une réforme en France ? Leçons sur la loi des 35 heures&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j’ai &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/06/14/c-est-beau-l-%C3%A9conomie.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;déjà&lt;/a&gt;, sur ce blog, lancé des cris concernant l’apparente impossibilité d’arriver, dans ce pays, à des consensus sur un certain nombre de questions économiques et politiques, y compris à des consensus à travers le prisme de l’évaluation, je dois dire que cette lecture m’a fait du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, elle m’a confirmé dans l’idée que je ne me monte pas la tête. Qu’il est effectivement très compliqué d’arriver à des constats partagés, essentiellement pour des raisons idéologiques. Un morceau choisi : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot; … un processus d’évaluation comporte deux phases : l’étude elle même et l’obtention d’un consensus sur ses résultats. Ce second point est souvent absent de la réflexion. Que nous apprennent les 35 heures sur ce second point ?&lt;br /&gt;On dispose aujourd’hui d’un recul suffisant et de données suffisamment riches pour évaluer précisément l’impact des lois Aubry sur l’emploi. Sur l’emploi, les études officielles (Dares et Insee) convergent pour dire que les 35 heures ont eu un effet net sur l’emploi de l’ordre de 350 000 environ. Et pourtant, ce qui frappe surtout, c’est l’absence de consensus sur l’effet de cette mesure. Certains avancent le chiffre de 500 000 emplois créés, tandis que d’autres estiment que les 35 heures ont globalement détruit plutôt que créer des emplois. D’où cette incertitude et le doute qui plane sur des travaux réalisés par des institutions prestigieuses (Dares, Crest, Insee, centres de recherche universitaires…). Il est normal que dans un travail d’évaluation, les résultats ne soient pas exactement les mêmes d’une étude à l’autre puisque les chercheurs ne mobilisent ni les mêmes données ni les mêmes techniques. Mais l’écart entre les études scientifiques et les commentaires avancés est surprenant.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se peut-il que sur les 35 heures, comme sur d’autres sujets tout aussi cruciaux, les discours en restent éternellement à des positions de principe, sans aucune possibilité de poser un regard dépassionné sur les choses, malgré les outils récemment mis en œuvre (LOLF notamment) ? Se peut-il qu’il soit impossible d’ajuster une politique ou une réforme, tout simplement parce que pour un camp tout est &quot;génial&quot; et que pour l’autre tout est &quot;à jeter&quot; ? Se peut-il que nous soyons condamnés à aller un coup dans un sens, un coup dans l’autre, au gré des retournements de tendance, sans jamais se conformer à une sorte de cap sur lequel chacun pourrait s’entendre ? &lt;br /&gt;Sur ces interrogations, la lecture de l’article ne m’a pas vraiment incité à l’optimisme, d’autant que la conclusion a quelque chose qui, parfois, a l’air de tenir du vœu pieu : &lt;em&gt;&quot;Si l’on veut ‘réformer en profondeur’ la société française, comme le souhaite le gouvernement actuel, il est important de repenser et de réformer nos modes de gouvernance. Ces changements ne pourront s’effectuer, ni par la loi, ni par le marché mais par l’émergence d’une démocratie sociale reposant davantage sur le dialogue entre partenaires sociaux responsables s’appuyant sur une démarche pragmatique de compromis.&quot;&lt;/em&gt;
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        <name>JB</name>
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      <title>La chronique de PV (IV) - Le crépuscule des lieux</title>
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      <published>2008-07-26T16:20:00+02:00</published>
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              <summary>    Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/00/2c1e359a632f45ddedff6c8719e13b39.jpg&quot; id=&quot;media-228144&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;557eec3e3c9e2b0d78218d68e33e0aa8.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog en laissant des commentaires de plus ou moins bon aloi. Je lui ai récemment proposé de lui laisser, une fois par mois, les colonnes d'A REBOURS pour exprimer son point de vue. Bien entendu, un point de vue qui n'engage que lui !!!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit retour orienté sur notre histoire, envisagée de manière large, absolument subjective et partiale.&lt;br /&gt;Le petit groupe humain primitif : perdu dans sa caverne, il communique par signes et vagues sons, protolangage archaïque de proximité.&lt;br /&gt;Les premières sociétés : le langage se développe, l’écriture apparaît et, miracle, le sens se transporte d’un lieu à l’autre, moyennant temps et énergie.&lt;br /&gt;Les civilisations : la découverte du monde, les terres se dévoilent au fil des explorations, les missives traversent des territoires de plus en plus étendus, les distances dominées sont de moins en moins le signe de la finitude de l’Homme.&lt;br /&gt;L’époque contemporaine : après le télégraphe, voici que sont propulsés le téléphone, la radiodiffusion, la télédiffusion, et bien sûr l’internet avec son cortège d’illusions &lt;em&gt;ubiquites&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Au cours même de cette dernière époque, les évolutions sont particulièrement marquées car rapides et définitives : des premiers ordinateurs aux PC pour les particuliers, des premiers balbutiements de la communication par mél aux réseaux sociaux, les modalités d’échange et de diffusion ont été totalement bouleversées.&lt;br /&gt;Difficile ici de ne pas songer à la trop (?) fameuse thèse de Deleuze et Guattari : le processus de déterritorialisation en œuvre tout au long de notre histoire. En effet, plus nous avançons et moins semblent compter les distances, les territoires et les cultures. Si l’on prend par exemple l’économie, il est évident que le mot d’ordre actuel (celui de la sacrosainte globalisation) vise à abolir l’obstacle que constitue l’espace et ses contraintes pour se développer dans un monde sans barrière, abstrait et formel, celui du libre échangisme commercial généralisé.&lt;br /&gt;Autre exemple, celui de l’information : l’événement à Tokyo remplace le battement du papillon et se trouve relayé à Los Angeles et crée le désordre à l’autre bout du monde.&lt;br /&gt;Un fait récent qui a le mérite de joindre les deux précédents exemples est l’annonce, il y a quelques années, par la direction de Michelin, de centaines de licenciements : alors que les investisseurs s’inquiétaient de la valeur de leurs actions, la simple évocation des licenciements en France a rassuré les fonds de pension aux USA et a fait remonter la valeur boursière de l’entreprise… entrainant (qui s’en soucie ?) la perte de milliers d’emplois en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avènement des réseaux sociaux, des blogs, des technologies 2.0, abolit les dernières distances qui nous font exister encore en un monde qui repose sur un sol, sous un ciel et dans une histoire (je prends volontairement la pose d’un heideggérien vaguement pétri par les thèses d’O. Spengler et d’E. Jünger, un joli trio à faire se pâmer les cons – ceux qui ont lu, du moins). A mesure que vont les choses, les lieux semblent ne plus compter. Le fameux &quot;adolescent mondial&quot; pointé du doigt par Naomi Klein dans son précédent ouvrage (&lt;em&gt;No Logo&lt;/em&gt; : y en a-t-il encore qui n’ont pas lu cela ?) est à présent dépassé et laisse la place à l’individu absolu, rêvé par les théoricien de l’absolu libéralisme, l’être abstrait, rationnalisé à défaut d’être rationnel et programmé par les lois et règlements que lui concocte une classe politique aux ordres de maîtres-chiens avides de grasses richesses et de lourdes chaines à passer au col de leur &quot;bétail humain&quot;.&lt;br /&gt;Le seul obstacle – et notre espoir – est que cet être fantasmé ne correspond – encore – en rien à l’individu qui persiste à cheminer sur Terre… d’où les émeutes de la faim en Afrique, les désordres politiques et insurrectionnels en Amérique latine, la révolte latente des différents quarts-mondes disséminés par chez nous… le pauvre de chair, de sang et de sol a le défaut d’éprouver la faim depuis sa pauvreté même. Et l’on n’a pas faim en Afrique comme à Davos, ni dans les mines d’Atacama comme à Wolfeboro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se trouve donc, à ce que je comprends de cette situation, scindé entre deux mondes : l’un, idéal et parfait, l’autre, brouillon et trop humain. L’un où le lieu cesse d’exister, l’autre où le territoire signifie encore quelque chose. L’un où l’individu est programmé pour produire ce qu’on lui demande (voir les dernières trouvailles du gouvernement hollandais, pays charmant où aucun chômeur ne pourrait plus refuser aucune offre d’emploi, quelle qu’elle soit), l’autre ou l’individu, corps et esprit mêlé, se paye encore le luxe de la liberté. L’un, où tous s’équivalent dans le pur calcul du profit, l’autre où celui qui vient d’ici peut encore rencontrer celui qui vient de là-bas et s’éprouver dans la différence qui les caractérisent et la similitude qui les humanise.&lt;br /&gt;La question est de savoir comment vont, à l’avenir, coexister ces deux fragments d’humanité : l’idéale, qui sait évoluer dans l’hyperespace économique et virtuel, l’autre, réactionnaire archaïque et régressive, qui laisse encore résonner sur le sol les quelques pas qui séparent sa voiture de la maison quand il rentre le soir.&lt;br /&gt;Qui donc des frères humains ou du caniche cystique urinant sa logorrhée le long des caniveaux numériques, sortira indemne ?
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        <name>JB</name>
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      <title>Summer Spleen</title>
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      <published>2008-07-17T21:05:00+02:00</published>
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              <summary>   Alors que l’été arrive et, avec lui, son cortège probable de chansons...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/02/e107fc841f6bf417e3b1aeb99c1bc8e8.jpg&quot; id=&quot;media-224232&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6293a753f1b41e93f605668e555010e5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Alors que l’été arrive et, avec lui, son cortège probable de chansons pourries et autres &quot;tubes de l’été&quot; (pour mémoire : Lambada, Soca Dance, Macarena, Chihuahua, Mambo n°5, etc.), mettons un petit coup de projecteur sur trois albums sortis dans les mois ou semaines derniers et qui pourraient peut-être donner une coloration moins convenue, parfois aussi plus mélancolique, à votre été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goldfrapp, dont l’univers musical évolue et navigue toujours là où on ne l’attend pas, m’a positivement charmé avec &lt;em&gt;Seventh Tree&lt;/em&gt;. Il suffit de tomber nez à nez avec la pochette du disque pour, déjà, se retrouver dans une dimension hybride et trouble qui oscille entre l’érotisme italien des années 70 et &lt;em&gt;Barry Lyndon&lt;/em&gt; de Stanley Kubrick. &lt;br /&gt;L’écoute des plages ne déçoit pas, au contraire : dès le premier titre, &quot;Clowns&quot;, une ambiance particulière s’installe, qui ne quitte jamais vraiment l’album malgré des moments peut-être moins réussis. L’ensemble emporte largement l’adhésion, que ce soit avec &quot;Happiness&quot; ou &quot;A&amp;E&quot;, autant grâce aux orchestrations très inspirées qu’à la voix d’Alison Goldfrapp, toujours aussi douce et sexy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/01/3cc91eb6e99c457a686364840245bdf7.jpg&quot; id=&quot;media-224233&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;56043b4fb43688d6c586a116be63a837.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Portishead, pour sa part, est rare. Alors que &lt;em&gt;Dummy&lt;/em&gt;, qui s’est immédiatement imposé à sa sortie en 1994 comme &quot;la&quot; référence trip-hop, était le premier album studio du groupe, &lt;em&gt;Third &lt;/em&gt;qui vient de sortir n’est que (comme son nom l’indique) le troisième ! Autant dire que les choses se font sans précipitation à Bristol… &lt;br /&gt;Mais le résultat est globalement à la hauteur. Le début d’album est vraiment excellent, avec un mélange de son un peu lourd comme on en avait peu entendu chez les anglais (&quot;Silence&quot;) et de titres plus neurasthéniques (&quot;Hunter&quot;). Dommage que le milieu de l’album faiblisse un peu à mon avis. Moins maîtrisé, moins agréable à l’écoute, il empêche &lt;em&gt;Third &lt;/em&gt;d’être un chef-d’œuvre malgré son haut niveau. &lt;br /&gt;Pour le côté un peu ironique, je me demande si l’electro très particulière de Portishead n’a pas influencé des groupes comme &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2007/10/12/radiohead-in-rainbows.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Radiohead&lt;/a&gt;, lesquels sonnent maintenant de façon si spécifique et personnelle qu’on dirait presque… que c’est Portishead qui s’inspire d’eux ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/02/01/df759690a3c3cc3b5659c5ded53328f2.jpg&quot; id=&quot;media-224234&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;43f02399d1163c6444437ef040676c71.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; The Notwist est probablement le groupe le plus confidentiel de cette chronique. Pour commencer, ils sont allemands. Mais pas d’inquiétude pour ceux qui ne peuvent souffrir la langue de Goethe : The Notwist chante uniquement en anglais, avec une musique également d’inspiration anglo-saxonne. Aucune culotte en cuir donc, aucun chapeau à plume, aucun relent de bière, malgré les origines bavaroises de ce quatuor. &lt;br /&gt;C’est à l’époque du très bel album &lt;em&gt;Neon Golden&lt;/em&gt; que les Notwist ont acquis une certaine notoriété, toute relative, mais les personnes qui s’intéressent d’un peu plus près à la bonne musique ont également fait le lien avec &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/13/lali-puna.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lali Puna&lt;/a&gt;, génialissime groupe dont j’ai déjà parlé dans ce blog. En effet, il y a un membre commun à Notwist et Lali Puna, c’est Markus Acher. &lt;br /&gt;Toujours est-il que &lt;em&gt;The Devil, You + Me&lt;/em&gt; est à rapprocher de &lt;em&gt;Neon Golden&lt;/em&gt; : même goût pour les chansons electro pop un peu éthérées et pas franchement rigolotes, même son très indie rock connoté &lt;em&gt;nineties&lt;/em&gt;, voilà qui ne révolutionne pas le son des Notwist mais a quand même le mérite de proposer certains très jolis titres (&quot;Good Lies&quot;, &quot;Gravity&quot; entre autres). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra donc, cet été, se déhancher jusqu’à pas d’heure sur les éternels David Guetta et autres Benassi Bros, succomber aux non moins éternels &quot;tubes de l’été&quot;, mais pourquoi pas aussi approfondir un certain spleen qui, au final, s’avère fécond et presque revigorant !
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