15/11/2007

"OK Computer : a classic album under review"

4e1ac33062a95acb7a6830ac2712c453.jpg Ah, c’est toujours ambigu les anniversaires…
D’un côté le temps passe et c’est déprimant, non pas parce que l’on vieillit mais plutôt parce que chaque nouvelle année donne l’occasion de dresser un bilan du chemin parcouru, et l’on se rend compte qu’on n’est pas toujours à la hauteur. Pour les plus cultivés d’entre vous, cela me rappelle le "spleen" du narrateur de la Recherche du temps perdu, lorsque le Nouvel An arrive.
Mais d’un autre côté, c’est une occasion de se retrouver en familles et/ou entre amis, de passer des bons moments et aussi … d’avoir des cadeaux ;-) Ce qui ne gâche rien, c’est que ces cadeaux peuvent potentiellement nourrir de nouvelles chroniques sur ce blog, ainsi la boucle est bouclée !

Bref, venons-en à ce documentaire sur OK Computer de Radiohead. Il faut reconnaître qu’il laissera sur sa faim celui qui aurait souhaité avoir une approche sur le making-of de l’album. Rien de tel ici : ce sont des critiques musicaux anglais (attention : en VO sans sous-titres !) qui décortiquent l’album chanson après chanson.
Quelques considérations, bien entendu, sur les mélodies, les accords, les ambiances, malheureusement aucune image de studio au moment où l’album était enregistré, aucune interview des membres du groupe ou de Nigel Godrich pour éclairer tel ou tel élément de production ou tel ou tel choix musical, rien que des paroles de critiques musicaux (certaines intéressantes, d’autres plus convenues).
Un autre DVD sur cette problématique particulière et cruciale du making-of de l’album (un peu dans l’esprit de celui fait sur Dark Side Of The Moon par exemple) resterait donc à faire.

Par rapport au contenu des interventions critiques, on retiendra quelques éléments.
Par exemple, lors des commentaires sur la chanson "Karma Police", il est remarqué qu’un des plans joués au piano est très inspiré de "Sexy Sadie" des Beatles (sur le White Album). Il faut reconnaître, à l’écoute, que c’est effectivement convaincant.
Autre influence intéressante notée par l’un des intervenants : sur "Climbing Up The Walls" (surtout le final), des liens évidents peuvent être tissés avec la musique du compositeur polonais Krzysztof Penderecki. Ce n’est pas la première fois que des comparaisons avec des musiciens classiques sont établies au sujet de Radiohead, toujours est-il que le groupe puise effectivement dans une inspiration très large et ambitieuse.

Il est également demandé aux différents spécialistes, à la fin du documentaire, si selon eux OK Computer peut être considéré comme un concept album. Les réponses varient mais, globalement, je suis assez d’accord avec ceux qui pensent que malgré une cohérence et une homogénéité très fortes au sein de l’album, malgré un effort monumental fait sur la production (reverb et delay à tout va, ce qui donne cette sensation de flottement et d’apesanteur), malgré l’esthétique soignée de l’album (tant dans le graphisme que dans les paroles et le titre même de l’opus, qui jouent sur le sentiment de solitude de l’individu contemporain au milieu d’un univers mécanisé, technologique et impersonnel), que donc malgré tout cela qui crée une très forte unité, on ne peut pas parler de concept album mais juste d’album (quasi) parfait.

Le mérite de ce DVD, alors même que vient de sortir In Rainbows, est aussi de relancer la réflexion sur l’œuvre de Radiohead : OK Computer reste-t-il, en tous cas pour le moment, l’apogée du groupe ?
A mon avis, la réponse est oui. J’ose affirmer que, selon moi, Radiohead n’a pas pu faire mieux depuis. Bien entendu, l’expérience tentée avec Kid A restera dans les annales. Bien entendu, depuis OK Computer, des tonnes de superbes chansons ont été commises par le groupe. Bien entendu, l’une des toutes meilleures chansons jamais écrites par les Anglais reste, selon moi, "Street Spirit (Fade Out)", qui date de The Bends.
Malgré cela, aucun autre album n’a la perfection et l’harmonie de OK Computer. Tout y est nécessaire et indispensable (à part le titre "Electioneering"). Ce qui m’amène à la réflexion suivante : peut-être que si Radiohead avait pu fusionner Kid A et Amnesiac en prenant le meilleur des deux, et avait fait la même chose avec Hail To The Thief et In Rainbows, alors il aurait réussi à égaler la performance sensationnelle réalisée avec OK Computer.

Mais je suis sûr que beaucoup de mes lecteurs ne seront pas d’accord avec moi…

21:33 Publié dans Musik | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, Musique, culture, rock

Commentaires

Ton article sur Le Come Back a été supprimé donc je réagis ici. Perso, moi aussi j'ai la chanson dans la tête et ca commence à devenir vraiment chiant !

Écrit par : Lectumag | 12/12/2007

lectumag mersi!

Écrit par : bet365 | 09/06/2011

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